|
Gyrations of barbarous tribes
(tournoiements de tribus barbares)
66 représentations devant plus de 20 000 spectateurs
Tournée: Mozambique - France - Monaco - Belgique - Congo - Cameroun
PLATE-FORME DE FORAGE ARTISTIQUE NON LOIN DU LARGE DES CÔTES MOZAMBICAINES
La poudrière de l’être intérieur ne saute pas toujours. On la croirait de sable. Puis, tout à coup ce sable est l’autre bout du monde [….]
« Dans le bas de la mémoire, le ciel. Des restes. Des restes de lumière dont on ne sait que faire. » Henri Michaux
Cette expérience est une confrontation d’artistes européens et japonais avec des artistes mozambicains . Des rapports de corps, de musicalités, d’écritures, d’images se déclinent autour de différents médiums, langages et techniques.
Cette démarche examine certains parallèles et différences entre les perspectives africaines et européennes, au vu d’ouvrir des chemins de connaissances, pratiques et inventions réciproques. Mettre en jeu cet écart où existe une dynamique particulière qui, lorsqu’elle est questionnée, ouvre la voie pour de nouvelles possibilités, une géographie de l’être qui change.
Cette exploration-expédition des ailleurs lointains et intérieurs structurés autour de frictions : noir/blanc, désir/argent, oscillations/tensions, libre/captif, pouvoir/bonne conscience, passion/mépris, dégage une matière impulsive et vibrante à laquelle se lie la première identité : celle du corps, une identité de chair.
« Dérouler sa propre peau sur l’air, l’eau, la terre, la roche, les murs, les arbres, les chiens, les rampes, les fenêtres, les routes, les cheveux, les chapeaux, les poignées, les ailes, les portes, les sièges, les escaliers, les vêtements, les livres, les yeux, les moutons, les champignons, l’herbe, le peau…. » Giuseppe Penone 1970
Au-delà des apparences, du temps indifférent de la fragmentation de notre monde globalisé, ce projet aimerait impulser des systèmes ouverts magnétisés à l’énigme de la présence du monde et qui nous révèlent tous, étrangers tant aux autres qu’à nous-mêmes. La mémoire aime chasser dans le noir. Altérité de soi, des autres et du monde comme un fleuve qui coule et ne figure sur aucune carte.
Maputo fait face à l’océan indien.
" Un plateau comme une aire de je(u). Celle d’une tribu partisane de l’échange. Celle de danseurs, acrobates et musiciens, en quête d’un chemin qui relierait leurs continents. Franchissant les frontières, le djembé s’invite ainsi dans les mélopées du violon, les rythmes mozambicains se frottent à l’électro japonaise, la danse contemporaine défie la danse africaine. De ces frictions inattendues naissent des étincelles, de celles qui ouvrent les voies. Passé le temps de la confrontation, les cultures comme les corps s’apprivoisent, s’accordent sans s’oublier. Jusqu’à créer une grammaire commune, où les différences se conjuguent avec la force de l’évidence." Laurence Perez
|