Pour la première fois dans l’histoire de Kubilaï Khan investigation, l’équipe de danseurs est entièrement renouvelée à l’exception de Idio Simiao CHICHAVA qui dansait déjà dans Gyrations of Barbarous Tribes. Un élément d’importance quand on sait que le travail des Kubilai est avant tout centré sur les individus, les présences de chacun. Venue de Corée, du Mozambique, de Slovaquie, de Suède, cette équipe est cosmopolite sans même l’avoir voulu. Fruit de rencontres fortuites, comme avec KAFKA, groupe de musique à tendance Post Rock de Clermont-Ferrand qui signe la création musicale de Geografía. Frank Micheletti a voulu explorer la zone de partage et d’écoute sensible entre les interprètes. Chercher ce qui écarte et ce qui est commun. Cet interstice dans la rencontre qui fait qu’on prend un peu de l’autre et qu’on donne un peu de soi. Que reste-t-il de cette trace ? Comment peut-elle modifier la trajectoire de l’autre ? Autant de questions auxquelles ce spectacle essaie de se confronter. Sans vouloir y répondre, seulement lancer des pistes, des lignes de fuites, des lignes de corps.